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Expositions

Audrey Devaud

Audrey Devaud

Du mercredi 27 février 2019 au vendredi 22 mars 2019

Persona

Masques en bois et céramique

Vernissage : Mercredi 27 février à 18H30, Galerie du Château porion, Arques 

Mes années d’études à l’ESAL (École Supérieure d’Art de Lorraine) d’Épinal puis à la HEAR (Haute École d’Art du Rhin) de Strasbourg m’ont sensibilisée au domaine du livre d’artiste et à la gravure. L’artisanat et les méthodes traditionnelles de fabrication et d’impression ont toujours été importants pour moi, du fait de l’histoire de ces deux écoles, tournées à l’origine vers les savoir-faire manuels. J’ai conservé cet attachement, mais je le mène aujourd’hui vers le volume, vers le bois, la céramique, car j’ai besoin de l’objet abouti et pérenne pour sentir littéralement la concrétisation de mes projets.
L’esthétique et l’harmonie sont un point clef de mes travaux. Cet aspect se développe autour de différentes images comme les intérieurs organiques (géodes, cristaux…) et la géométrie des motifs de broderies artisanales. Ces sources me poussent à la méticulosité et demandent un temps de réalisation long, me laissant dans un état hypnotique. Ainsi, je donne à contempler longuement ce que j’ai longuement modelé.
Du latin (du verbe personare, per-sonare : parler à travers). Masque que portaient les acteurs de théâtre. Qu’il soit de rituel ou de représentation théâtrale, le masque est souvent l’intermédiaire entre le matériel et l’immatériel. Il permet de dire autre chose et d’être quelqu’un d’autre. L’exposition présente une série de masques réinterprétés par l’artiste. Il s’agit ici de jouer avec les codes établis et de revisiter les matériaux traditionnels de fabrication de l’objet. Le bois devient une mince feuille, la terre cuite précieuse et le volume s’aplatit. Les ornements et motifs ancestraux sont transposés sur le vivant, l’humain et l’animal, il est le pont entre le monde concret et le monde spirituel. Dans la contemplation de ces différentes œuvres, on ne peut qu’être saisi à la fois, et quelle que soit la matière choisie par l’artiste, par la méticulosité du trait, de la découpe ou du façonnage et par l’ampleur du projet qui fait émerger de l’assemblage d’éléments se dérobant à la vue dans leur unicité, des êtres qui semblent vivants. Il y a là au-delà du travail une tentation démiurgique qui s’efforce de reconstituer dans l’art le vivant, presque cellule après cellule.

Audrey Devaud animera un stage « création de masque » les 23 et 24 février 2019. Stage ouvert à tous (à partir de 15 ans – places limitées).