Espace scolaire

janvier 2020

Jeune public

En attendant le Petit Poucet

La Manivelle Théâtre

La Manivelle Théâtre

THÉMATIQUE : LE CONTE DU PETIT POUCET revisité par Philippe Dorin

En mots simples et poétiques, Philippe Dorin s’inspire à sa manière du célèbre conte.
Dans cette fable, pas d’ogre, juste l’essentiel : deux poucets attachants et des cailloux ! Le Grand et La Petite se retrouvent frère et soeur, sur le chemin de leur abandon à leur rêve. Cherchant un sens à leur histoire, tous deux découvrent et s’interrogent, joyeux ou graves, vite rejoints par un petit caillou facétieux, échappé d’un chariot lui aussi en voyage…
La mise en scène explore un univers sonore et visuel, ludique et énigmatique, dont la poésie se révèle en musique, magie, ombre, vidéo, lumières, toiles mouvantes. Des trajectoires, apparitions, disparitions, des dialogues imagés traversés d’humour tendre, nous racontent, au rythme des étapes, la circularité d’un cheminement sensible vers l’ouverture. Un jeu pour partager le plaisir du théâtre, un spectacle actuel pour revisiter un sujet éternel.

Le metteur en scène : François Gérard
Fondateur de La Manivelle, il enseigne, se forme artistiquement, puis devient professionnel et artiste permanent durant six ans au Centre Dramatique National pour l’Enfance de la Jeunesse (Lille). Il retrouve La Manivelle pour y mettre en scène une trentaine de spectacles, animer de multiples ateliers, mettre en place des accueils d’artistes, co-fonder le Collectif régional jeune public. Il écrit et adapte une dizaine de textes. Son travail explore les mises en jeu d’écritures théâtrales actuelles pour la jeunesse.

L’auteur : Philippe Dorin
Philippe Dorin est né en 1956 et vit à Paris. Il est l’auteur de nombreuses pièces de théâtre destinées aux enfants et régulièrement jouées sur les scènes françaises et d’ailleurs. Depuis 1997, il codirige, avec Sylviane Fortuny, la compagnie « pour ainsi dire ». Ensemble, ils créent des spectacles dont L’hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains pour lequel ils obtiennent en 2008 le Molière du spectacle jeune public. En dehors de l’écriture de ses pièces, il aime proposer d’autres formes de rencontres avec le public où il questionne sa fonction d’écrivain : des ateliers d’archéologie poétique ou de géographie imaginaire à partir de feuilles de papier pelure, d’encre bleue et de petits cailloux blancs. Plus récemment, il se consacre à des projets à l’international autour de son écriture. Il est régulièrement sollicité pour animer des stages de formation professionnelle autour de la question du texte et du spectacle pour enfants.

Âge : dès 6 ans
Durée : 45mn

salle Balavoine

Séances scolaires

Mardi 07 janvier 2020 à 10h et 14h15
Mercredi 08 janvier 2020 à 10h
Jeudi 09 janvier 2020 à 10h et 14h15
Vendredi 10 janvier 2020 à 10h et 14h15

Danse / Jeune public

Je suis tigre

Groupe Noces Danse Image

Groupe Noces Danse Images, Florence Bernad

THÉMATIQUES : LA MIGRATION

Je suis TIGRE sera un spectacle jeune public, sur le thème de la migration.
Le sujet des réfugiés fait aujourd’hui la une des médias, et les enfants n’ont pas toujours les clés pour comprendre les mots et les images auxquels ils sont confrontés. La question des réfugiés est complexe, suscitant des prises de position politique au niveau des états, et des réactions de la part des citoyens. Il est difficile d’aborder tous ces enjeux avec les enfants.
L’objectif de Je suis TIGRE est aussi de réagir à un discours raciste, violent et décomplexé concernant les étrangers, et plus particulièrement les migrants-es.
Par le biais d’un dessin géant exécuté en direct par un acrobate et une danseuse, la chorégraphe désire aborder de manière simple et visuelle les questions liées à la migration, que peuvent se poser les enfants.
Des questions du type – C’est quoi un réfugié – Pour quelles raisons certaines personnes sont-elles obligées de quitter leur pays – Où vont-elles – Pourquoi ne peuvent-ils pas aller où ils veulent – Ces enfants pourront-ils rentrer un jour dans leur pays ?
Le dessin permettra une distance quant à la dureté des thèmes abordés.
Je suis TIGRE mettra également l’accent sur la simplicité et la facilité qu’ont les enfants à vivre et jouer ensemble sans se poser de questions sur leurs origines. Le spectacle abordera les questions d’ouverture, de tolérance, et invitera les enfants à essayer de comprendre la migration, et ce qui en fait sa richesse. Le partage d’un côté, le courage de l’autre, la joie ensemble.
La chorégraphe souhaite être dans une démarche explicative et pédagogique. Raconter grâce au dessin et au mouvement, la guerre, la fuite, l’exode, l’exil, la migration, l’arrivée en Europe, la cour de récréation.

La Chorégraphe : Florence Bernad
Florence Bernad s’impose depuis 2001 comme représentante d’une danse physique et théâtrale, virtuose, émotionnelle et transpirante, avec un attachement particulier à aller chercher tous les publics. Son expérience à passer d’un propos pour les adultes à un univers pour enfants, lui donne une liberté de ton singulière.
Ses créations mêlent la danse et le texte et sont souvent enrichis du parcours pluridisciplinaire des artistes dont elle s’entoure. Depuis Punky Marie – création 2015 et For love – création 2018, elle intègre le mouvement acrobatique/circassien et le mât chinois dans ses compositions.
Depuis 2013, la chorégraphe travaille avec l’autrice Aurélie Namur. L’autrice a écrit les textes de Montagne – jeune public en 2014, de Lullinight – jeune public 2016 et de For love – tout public 2018. Je suis TIGRE sera leur quatrième collaboration.

Âge : dès le cycle 3
Durée : 55mn

salle Balavoine

Séances scolaires

Lundi 27 janvier 2020 à 14h15
Mardi 28 janvier 2020 à 10h et 14h15
Jeudi 30 janvier 2020 à 10h et 14h15
Vendredi 31 janvier 2020 à 10h et 14h15

Théâtre

Têtes rondes et Têtes pointues de Bertold Brecht

L'Aventure ! compagnie théâtrale

L’Aventure ! compagnie théâtrale

Oratorio pour 4 acteurs et un DJ

FABLE
Un royaume presque imaginaire se trouve au bord de la banqueroute.
Les grands propriétaires refusent de renflouer les caisses de l’état tant que la Faucille, une révolte paysanne qui se bat pour des loyers plus justes, leur tient tête.
Alors le roi décide de donner les pouvoirs à un certain Ibérin, qui a une théorie originale : Le peuple de Yahoo serait divisé en deux, il y aurait les Tchouches et les Tchiches. Les uns auraient la tête ronde et seraient les habitants légitimes du royaume, les autres auraient la tête pointue et seraient donc désignés comme l’ennemi intérieur ancestral…

PROPOS
Écrite entre 1931 et 1934 par Brecht alors que les nazis arrivent au pouvoir, Têtes rondes, Têtes pointues est une parabole de nos révoltes et de nos divisions. Jusqu’où cette histoire est-elle comparable à ce que nous vivons à notre époque, là est la question.
Pierre Boudeulle a voulu faire entendre aujourd’hui cette fable intemporelle, en s’appuyant sur un choeur de 4 acteurs, burlesque et contemporain, et un DJ électro/hip-hop pour un oratorio urbain, alternant scènes jouées et chansons scandées, sur une scène qui sera la caisse de résonnance de deux époques qui se confrontent, 1933 versus 2020.

Le metteur en scène : Pierre Boudeulle
Enfant issu du Théâtre de l’Aventure, formé au jeu d’acteur au Conservatoire Royal de Mons, Pierre Boudeulle s’initie au clown auprès de Guy Ramet, et à la commedia dell’arte avec la Cie Joker. Dès 2003, il expérimente le théâtre de rue et l’improvisation avec Maravilya Bravo (Diable! , Maravilya Inc). Il fonde la Cie Bakanal en 2005, y alterne mise en scène d’auteur (le Songe d’une nuit d’Été) et création d’un trio de clown (Ilo). La rencontre de ces deux compagnies, mutualisant leurs moyens, sera le point de départ du Collectif Plateforme. Au sein de ce collectif d’artistes pluridisciplinaires, il rencontre notamment le guitariste Sergio Siddi et crée le groupe de chanson parlée, Furieux Ferdinand, en 2007. En 2014, à partir de collecte de témoignages, il y crée également Work in Regress, spectacle choral sur le monde du travail, en compagnie de Jacob Vouters et David Lacomblez. Associé au Théâtre de l’Aventure, il joue dans les commandos clowns (Téatraki, Tout sur Molière) et y co-anime la R’vue, cabaret engagé semestriel. Il a joué sous la direction de C. Moyer (Les Voix de l’Escaut), I. Jude (Maraichers), J-M. Boudeulle (Toz, le Cabaret des Invisibles), A. Oumaziz (les Cheveux d’Or) …

Âge : à partir de 12 ans

salle Balavoine

Séances scolaires

Mercredi 15 janvier 2020 à 10h
Jeudi 16 janvier 2020 à 10h
Vendredi 17 janvier 2020 à 10h et 14h

février 2020

Musiques

Bon voyage

Cie D’un instant à l’autre

Cie D’un instant à l’autre

THÉMATIQUES : Une allégorie pluridisciplinaire autour de LA MARCHE, DES EXILS ET DES MOUVEMENTS COLLECTIFS

Il s’agit d’un spectacle musical pluridisciplinaire jouant sur les relations entre textes et musique. Sur scène, un trio musical formé de François Merville à la batterie et aux objets sonores, Julien Padovani aux claviers (orgue Hammond et Fender Rhodes) et Christine Bertocchi à la voix.
Au menu, des textes de Ghislain Mugneret et des compositions musicales de Guillaume Orti qui se mêlent dans un tissage de sens et de sons.
Alternance de textes chantés, parlés-chantés et parlés-rythmés dans des mises en forme très variées : chansons, récits et poèmes (avec envolées lyriques, jeux rythmiques, jeux de sons et de sens).
Prise en compte, dans l’écriture textuelle et musicale, de la scansion et de la respiration ainsi que des possibilités d’improvisation.
Chaque proposition d’écriture de texte évolue en collaboration étroite avec les propositions musicales, de la conception à la réalisation.
L’ensemble des compositions musicales met en jeu une grande diversité des modes de relations entre les trois instrumentistes : instrumentation, matières sonores, traitement du timbre et spatialisation, ritournelles de marche, cycles rythmiques évolutifs, tapis sonores ainsi que des passages improvisés. Une multitude de points d’entrées convergeant vers un ailleurs onirique.

QUELQUES THÉMATIQUES D’ECRITURE
Le Pays Natal et le Pays étranger. Rester ou Partir. Rester est-il le fruit de la peur ? Partir est-il une fuite ? Analogie entre les mots exprimant le déplacement géographique et ceux du « chemin de vie ». Se diriger pour se rendre quelque part et diriger sa vie. Le voyage est lié au désir. Il confronte notre intériorité au monde extérieur. En cela le voyage est toujours un voyage intérieur.
Dans ce voyage, nous allons à notre rencontre, et devenons à notre tour l’étranger.
Étranger aux autres, étranger à nous même, étranger au monde. Nous sommes le premier étranger croisé sur le chemin, en mouvement, en évolution. Quitter son territoire c’est se placer au bord du monde, être au bord de soi-même, sur la frontière intérieur ou extérieur.
Les voyages choisis ou forcés : être en instabilité entre errance individuelle et exils collectifs. La marche, la course (en avant) et les rencontres insolites permettent d’explorer les frontières au sens large : frontières physiques, frontières géographiques, frontières morales.

Âge : dès le cycle 3
Durée : 1h

salle Balavoine

Séances scolaires

Vendredi 07 février 2020 à 10h et 14h15
SEMAINE CULTURELLE du 10 au 14 Février 2020 avec Christine Bertocchi (3 classes)
Restitution le 14 Février 2020 à 17h30

mars 2020

Théâtre

À ceux qui nous ont offensés

Cie Grand Boucan

Cie Grand Boucan

D’après Le Collège de Buchy de Jérémie Lefevre

Il était une fois dans la campagne normande un petit garçon qui lisait Astrapi et qui se préparait à entrer en sixième. Il était une fois une grand-mère douce et pieuse qui élevait seule le gentil petit garçon. Mais cette enfance insouciante n’est qu’une illusion, un prélude à la vraie vie, « la lente et patiente fabrication d’une proie pour le collège de Buchy ».
Trente ans plus tard, à la faveur d’un événement en apparence anodin, le petit garçon devenu adulte revit, l’espace d’une nuit blanche, ses années de collège passées sous les coups et les crachats, en un monologue plein d’humanité et d’humour noir.
Soufflant le glacial et le brûlant, le jeune écrivain français Jérémie Lefebvre nous embarque avec ce soliloque délirant dans un grand huit émotionnel, où alternent la candeur et la férocité, la tendresse et la sidération, le rire et la fureur. Plus qu’un texte flamboyant sur la violence scolaire, À ceux qui nous ont offensés, adaptation par Grand Boucan du roman Le Collège de Buchy, est la quête éperdue d’une résilience, et surtout un alléchant morceau de théâtre, à déguster saignant.

La Compagnie Grand Boucan
Grand Boucan crée en 2013 Le Système Ribadier de Feydeau, classique du vaudeville revisité dans une mise en scène moderne et dynamique qui, au-delà de la force comique irrésistible de l’oeuvre, met en relief la cruauté et la noirceur du propos. La compagnie s’engage également dans la création de spectacles conçus comme outils d’introduction au débat : Une Mort Moderne est un monologue satirique traitant de la fin de vie et Les Pionnières est un montage de témoignages de femmes travaillant dans des milieux professionnels masculins.
En 2017 Grand Boucan a créé Le Principe d’Archimède du catalan Josep Maria Miro. Traduit en 15 langues, adapté deux fois au cinéma, ce thriller psychologique sur la rumeur, la surveillance et l’obsession sécuritaire connaît sa création française à Lille et est repris à Paris en avril 2018. En 2019 Grand Boucan monte pour la première fois en France Bull de Mike Bartlett en collaboration avec la compagnie Anyone Else But You.

Âge : dès la 3ème
Durée : 1h05

Théâtre, Le Moulin à Café

Séances scolaires

Jeudi 05 mars 2020 à 14h
Vendredi 06 mars 2020 à 10h et 14h

Théâtre

Ciels de Wajdi Mouawad

Cie Alchimie

Compagnie Alchimie

L’Histoire :
Ciels raconte l’histoire de l’équipe internationale de l’opération Socrate. Isolée du monde, dans un lieu tenu secret, cette équipe, composée de quatre hommes et une femme, a pour mission de déjouer un attentat qui va avoir lieu, mais on ne sait ni où, ni quand, ni pourquoi. Une seule certitude : les terroristes ont entre 25 et 35 ans. Seulement, dès le début de la pièce, l’un des membres de cette équipe se suicide.
Un attentat, un suicide, deux pistes : l’une islamiste, l’autre poétique. La première est défendue par la direction de l’équipe qui est persuadée qu’il faut poursuivre. La seconde piste est celle du Tintoret. Peintre italien de la Renaissance, Le Tintoret peint L’Annonciation faite à Marie vers 1585. Or, il semblerait que ce tableau du XVIème siècle soit la clé de voûte de l’attentat à déjouer. Ce ciel de toutes les voix et de toutes les nations s’assombrit tout au long de la pièce : se pourrait-il que la beauté du monde enfante elle-même les démons de sa destruction, que L’Annonciation du Tintoret serve de motif à une tapisserie de l’horreur ?
Dans une géographie du sang, un audacieux art poétique de la violence prend forme, où s’agrègent les mensonges des dieux et les maux des fils d’aujourd’hui.

Note d’intention :
Avec le dernier volet de sa tétralogie Le Sang des Promesses, Wajdi Mouawad confronte une jeunesse ramifiée, au-delà des différences et des frontières, à la brutalité du monde. Il pose cette jeunesse face aux générations qui lui ont précédé et compose un ciel sombre et terrifiant dans lequel aucune question ne semble avoir de réponse. Dans un polar haletant et labyrinthique, mêlant poésie, mathématiques et Histoire de l’Art, il s’empare de la question du terrorisme en nous jetant dans un huis-clos sans fenêtre ni échappatoire et il y fait résonner la matière première de Ciels : la colère, devenue rage. Nous sommes en 2018, bientôt 2019. Nous avons trente ans – ou pas loin – et nous essayons de trouver notre place dans le monde. C’est assez commun, souvent maladroit, parfois malaisant, et quoiqu’il en soit jamais donné. Cette place est en réalité bien plus qu’à prendre, ou à saisir : elle est à inventer et à créer. Et cette création doit se faire dans un monde que nous n’avons pas choisi. Il nous a été imposé, un peu comme ces héritages dont on ne veut pas mais dont il faut bien s’accommoder. Ce monde est là, il nous préexiste. Alors, comment faire ? Comment faire pour trouver sa place quand on n’a même pas trente ans, qu’on ne comprend rien au monde dans lequel on est, et qu’on a pour seul bagage l’impuissance de nos propres parents ? Comment faire pour trouver du sens à ce qui n’en a pas ? Comment faire pour accepter l’inacceptable ? Comment faire pour lutter contre le renoncement et la peur ? Comment faire pour se battre contre un ennemi sans visage ni frontières ? Dans un monde où tout semble contrôlé, espionné et joué d’avance, notre dernier acte de résistance est le refus du silence et de l’immobilité. En dépit de la peur, au milieu de la foule qui ne veut rien entendre, et au centre du plateau qui parfois reste sourd autant qu’aveugle, nous ferons face et revendiquerons notre refus de l’abandon. Amélie Chalmey

Âge : dès le lycée
Durée : 2h00

salle Balavoine

Séances scolaires

Jeudi 12 mars 2020 à 14h

Théâtre / Théâtre d'objets

Doktorevitch

Cie La Mécanique du Fluide

CIE La Mécanique du Fluide

d’après Les carnets d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov

L’Histoire :
Pouls ? Rien ! Saturation ? Ça chute…
On ne va pas le laisser partir comme ça ! Attention, on s’écarte !

Au crépuscule de sa vie, le passé du Dr Mikhaïlovitch pèse trop sur sa conscience pour le laisser partir en paix. Défiant tous les protocoles, une urgentiste se lie d’affection pour ce personnage attachant et mélancolique, et entreprend de soigner son âme à défaut de pouvoir le faire pour son corps. S’appuyant sur le carnet de ses mémoires, toute l’équipe médicale va alors s’ingénier à mettre en scène les débuts hésitants et maladroits du tout jeune Mikhaïlovitch, propulsé par la révolution bolchevique comme seul médecin d’un hôpital perdu dans la steppe, alors qu’il n’a jamais touché un patient !

Dans ce troisième spectacle, la Mécanique du Fluide s’intéresse à notre (in)capacité à trouver notre place dans le monde, et ouvre une réflexion joyeuse et déjantée sur l’acceptation de nos faiblesses et de l’aide des autres.

Âge : dès la 5ème
Durée : entre 60 et 70mn

salle Balavoine

Séances scolaires

Lundi 23 mars 2020 à 14h
Mardi 24 mars 2020 à 10h et 14h
Mercredi 25 mars 2020 à 10h

Théâtre

L’homme qui rit de Victor Hugo

Théâtre La Licorne

Théâtre La Licorne

L’Histoire :
Le roman plante son décor en Angleterre sous le règne de la reine Anne. Nous sommes au XVIIème siècle. Une bande de malfrats, des comprachicos ont défiguré et abandonné un jeune garçon. Le gosse va errer de longues heures et découvrir une femme morte de peu et couverte de neige, tenant dans ses bras une petite fille à peine née, rendue aveugle par le froid et la neige, mais miraculeusement vivante.
Ils vont être recueillis et adoptés par un saltimbanque ambulant, Ursus. Elle, la fille, c’est Dea ; lui, le gamin, c’est Gwynplaine. Il sera pour la vie l’Homme qui rit, travaillé et charcuté, encore bébé, pour un destin de phénomène de foire. Ce qu’il va devenir, affichant en permanence un rire inscrit dans sa chair.
Les enfants grandissent, dans une Angleterre aristocratique, où la vie est difficile et miséreuse pour le bas peuple. L’Homme qui rit, ainsi qu’il avait été sculpté, assure, par sa monstruosité́, le succès de la bande.
Un jour, tout bascule.
Gwynplaine est arrêté, emmené sans explication dans une geôle lugubre où on lui apprend qu’il est le baron Clancharlie, pair d’Angleterre. Il est réintégré dans ses titres et installé à la Chambre des lords. Sa vie vient de basculer, passant ainsi de la plèbe à la noblesse, de la misère à l’opulence.
Mais quelque chose ne va pas, quelque chose ne lui va pas.
La richesse est un aimant bien faible. Elle crée chez lui une tension qui explose lorsque, amené à voter encore de nouveaux privilèges à ceux qui en sont repus, il gratifie l’assemblée d’un discours, véritable plongée dans la détresse du peuple d’Angleterre.
Pour seule parade, les nobles lui opposent en effet, un rire collectif et tonitruant. Ce dédain, comme réaction primaire à son apparence physique et son passé dans la misère, achève de le persuader de quitter cette caste imbue et repoussante.

Âge : dès la 3ème
Durée : 1h30

salle Balavoine

Séances scolaires

Vendredi 06 mars 2020 à 14h

Jeune public / Théâtre d'objets

Mamie rôtie

Théâtre d'objets

Cie le 7 au soir

THÉMATIQUES :
L’histoire de Mamie Rôtie, c’est celle d’une mamie toujours dans son lit. Mamie rôtie ne bouge plus et ne parle plus, mais son petit-fils le fait pour elle, chaque fois qu’il vient la voir. Pour la distraire à son chevet, il invente un monde fait de cartes postales et de poèmes, de chansons bizarres et d’objets qui s’animent, d’airs de trompette et d’images projetées. Ainsi, il retrace l’étonnante histoire de son aïeule.
À la fois auteur, comédien et metteur en scène sur cette pièce tous publics, Yvan Corbineau nous raconte sa grand-mère en homme-orchestre qui puise dans leurs souvenirs communs et déploie des trésors d’imagination pour évoquer leur relation, à travers moult petites machineries et bidouillages. Un large éventail d’émotions, du burlesque à la gravité, se dégage de ce très beau texte autobiographique.

Un monologue poétique où l’humour le dispute à la tendresse. Télérama – TT “On aime beaucoup” –

Âge : dès 8 ans
Durée : 50mn

AREA, Aire-sur-la-Lys

Séances scolaires

Mardi 17 mars 2020 à 14h15 (séance OCA)
Jeudi 19 mars 2020 à 10h et 14h15
Vendredi 20 mars 2020 à 10h et 14h15

mai 2020

Musiques

Je suis la bête

Collectif (Mic)zzaj

Compagnie (Mic)zzaj

CONCERT NARRATIF EN IMMERSION

Le spectacle :

Creusant le sillon d’un temps dédié à l’écoute, entre radiophonie, oralité, conte contemporain, à la frontière du théâtre et du concert, Je suis la bête est une nouvelle variation sur le thème de l’enfant sauvage, comme une forme de conte qui explore, dans une langue aux sonorités vibrantes, la lisière trouble entre humanité et animalité. Installés au plateau, les spectateurs sont plongés dans la narration via un dispositif immersif, où entrent en résonance la voix de la comédienne, la composition pour violoncelle et contrebasse, la partition électroacoustique faite de sons abstraits ou captés dans la nature, la scénographie et la création lumière, formant un espace de sensibilité aiguë.
Une expérience de spectacle singulière et intense, que – selon Anne Sibran -, « chacun va traverser percé de vibrations et de mystères ».

Extraits de Presse :
« Et la magie opère, on se laisse emporter par la voix, les cris,
les souffles, les bruissements, les silences. On s’immerge dans une
langue nouvelle où musique et sons tissent un récit avec les mots.
Un spectacle singulier et infiniment poétique, à vivre comme un voyage au cœur
d’une forêt profonde, peuplée de vibrations et de mystères,
un conte moderne entre humanité et animalité. »
Jacquie Manoël Colin / La Provence

“Avec Je suis la bête, la Compagnie (Mic)zzaj au sommet.”
“Nous sommes remplis de cet univers sonore et musical, face à nous-mêmes, notre irréductible bête intérieure interrogeant notre réelle part d’humanité.
Grandiose ! “

Jean-Claude Bruet / Le Dauphiné Libéré

Cie (Mic)zzaj / Pierre Badaroux
Née en 2002 sous l’impulsion du compositeur et contrebassiste Pierre Badaroux, la compagnie (Mic)zzaj s’inscrit dans un croisement des langages et des formes artistiques, dont l’énergie initiale est impulsée par la musique et le sonore. La démarche interroge la relation entre le texte et la musique, parfois l’image, dans un lien de sens, d’expressivité et d’émotions. Narratifs, poétiques, documentaires, les projets mixent musique vivante, électroacoustique et paysages sonores, et s’intéressent aux dispositifs de diffusion et aux espaces de réception/perception (dispositifs immersifs), proposant une attention à « l’écoute » plutôt qu’au « regard ».

Âge : dès le lycée
Durée : 1h15

salle Balavoine

Séances scolaires

Lundi 11 mai 2020 à 14h
Mardi 12 mai 2020 à 10h

juin 2020

Cirque

Les Sphères Curieuses

Biennale Quel Cirque !

Compagnie Le cirque Inachevé

La Compagnie : Le Cirque Inachevé
Le Cirque Inachevé est fondé en 2007 par Antoine Clée et Thomas Dequidt. Ils se rassemblent autour d’une envie de donner une dimension plus corporelle à la jonglerie, qui leur permet de laisser s’exprimer un vocabulaire du mouvement. Ils cherchent également à injecter une composante théâtrale dans leur pratique, basée sur le muet, leur rapport à l’absurde et au clown. Le Cirque Inachevé est né d’une envie de mélange qui permet d’enrichir leur pratique artistique en lui donnant plusieurs facettes. Ainsi naît une pluridisciplinarité qui permet d’enrichir leurs créations à travers le jeu et la danse. En 2009, ils créent « Piste and Love », un duo burlesque sans musique ni décor mais plein d’humour et de virtuosités. Prix du Public lors du festival au Bonheur des mômes 2010 et toujours en tournée. Ensuite, leurs travaux en solo font ressortir d’autres aspects de leur complémentarité : Thomas s’oriente vers une recherche du jonglage et de la danse autour de la musique enregistrée avec « Go On » (2015) puis « IWanDé » (création en cours 2019) ; alors qu’Antoine s’oriente vers une recherche entre jonglage et arts numériques à travers « Les Sphères Curieuses » (création en cours 2019).

THÉMATIQUES : Les découvertes scientifiques et technologiques

Sphères curieuses est un spectacle au croisement du Cirque et des Arts Numériques Que se passerait-il si un jongleur pouvait entrer dans un écran et évoluer à l’intérieur d’une vidéo ? Pourrait-il être à plusieurs endroits en même temps ? Est-ce que la gravité pourrait cesser ? Et le Temps… on pourrait le ralentir ? Et si une balle pouvait se déplacer toute seule ? Pourrait-elle être capricieuse ? Farceuse ? Curieuse ? Comment réagit un jongleur quand une balle vole de ses propres ailes ? Que se passerait-il si les objets prenaient vie, s’ils prenaient vraiment vie ? Et si la science-fiction ça existait ? Et si… c’était drôle ?
Sur un plateau aux allures de laboratoire, trois protagonistes chatouillent la physique autour d’une unité graphique : la sphère. Chercheurs emprunts de philosophie, d’informatique et d’empirisme découvrent que la complexité d’une substance ne saurait être résumée à sa forme. Consciemment ou par hasard, ils se confrontent à ces sphères dont les propriétés se révèlent différentes de celles qu’ils attendaient à priori.
Les Sphères Curieuses racontent l’histoire de ces savants qui trouvent dans leurs découvertes la remise en question de ce qu’ils ont cru être le Fondamental. Ils avancent, découvrent, innovent, s’armant d’innocence face à l’insondable de la nouveauté. Ils mettent au jour les poétiques inhérentes aux objets insolites ainsi créés.
La danse, la jonglerie et le clown viennent magnifier ces trouvailles dans ce qu’elles ont de beau, de drôle et de touchant.
Vidéo, robotique, capteurs de mouvement et absurdités virtuelles sont autant d’outils qui permettent à Antoine Clée et à son équipe de partir à la conquête du clown 2.0. Un spectacle tout public, à la pointe de la technologie.

Âge : dès le cycle 3
Durée : 50mn

salle Balavoine

Séances scolaires

Jeudi 04 juin 2020 à 10h et 14h15
Vendredi 05 juin 2020 à 10h et 14h15